UASG ATHLETISME

UASG ATHLETISME

CR de l'écotrail le 24/03/12 par Stéphanie Th

Ecotrail de Paris 24 mars 2012 – 78km

 

Pour commencer, les vidéos de l’arrivée J

La montée : http://youtu.be/d6Z-fJpOBzw

L’arrivée : http://youtu.be/No9Q_qkKHi4

 

En 2010 j’avais dit « plus jamais ». En 2011 j’avais dit « deux fois mais pas trois » et pourtant je me suis quand même réinscrite ! Il faut dire que c’est tellement magique l’arrivée à la Tour Eiffel … Et un trail en bas de chez soi, c’est pratique aussi ! Et comme ça, on peut avoir des supporters le long du parcours …

Mais cette année, je ne m’y prépare pas trop psychologiquement. Autant l’an dernier c’était un gros objectif que j’ai préparé depuis janvier en ne pensant qu’à ça, mais là j’étais plus à fond dans le 10km de Vincennes et le semi de Rambouillet. Ce qui ne change pas grand chose dans la prépa puisque de toutes façons, je fais mes 2 séances de piste, et les côtes et sorties longues je les fais en randos ou en VTT. Donc je me dis que je suis prête même si je n’ai pas fait une prépa spécifique trail.

La semaine d’avant, je ne suis pas très rassurée. Je fais une séance de 30’’-30’’ le mardi et un footing cool le jeudi. Et j’ai de mauvaises sensations de jambes lourdes et de muscles contractés. J’ai aussi un terrible doute sur les chaussures et les semelles. J’ai le choix entre des chaussures qui ont 15 mois ou des neuves (jamais utilisées), des semelles qui ont un an ou des neuves (utilisées juste 2-3 fois sur piste). Je teste quand même les chaussures neuves avec les semelles neuves sur la piste, mais je trouve trop de différence avec les vieilles. Donc dans le doute je décide de partir avec vieilles chaussures et vieilles semelles. Avec les vieilles semelles, j’ai peur de me blesser, mais avec les neuves j’ai peur des ampoules. Pareil pour les chaussures. Tant pis, je reste sur les vieilles.

Vendredi soir je vais chercher le dossard, je croise Matthieu et Florent. Cette année, la puce est intégrée au dossard, ça c’est une bonne idée. Par contre le cadeau … un « tapis de sol pour se changer au sec » !!! Mouais, bof ! Je rentre, je fais mon sac, une bonne assiette de pâtes et une bonne nuit de sommeil.

 

Jour J

Lever 8h20, gatosport et c’est parti. Et en partant, la cata, les chaussures (les vieilles donc) font un bruit bizarre, comme si l’amorti était cassé. Je regarde la semelle, j’appuie dessus et mon doigt s’enfonce, la semelle est toute molle … J’espère que les chaussures ne vont pas éclater ! Mais c’est trop tard, je n’ai plus le choix. J’arrive dans le métro avec le magnifique ticket de RER, il ne marche pas, ça commence bien ! Soit il n’est valable que pour le RER, soit il est démagnétisé. J’arrive enfin à Javel et je retrouve Olivier. A St Quentin, on retrouve Greg, Emmanuel et Stéphane le triathlète. On prend le bus, et on arrive au départ. Là on retrouve Florent, puis Matthieu et William. On est au soleil sur la pelouse, c’est très agréable. Je resterai bien là à larver au soleil plutôt que d’aller galérer à courir ! Mais non, faut y aller.

Une fille vient vers moi et me dit « tu ne me connais pas mais moi je te connais, j’ai lu plein de fois ton récit sur Kikourou, c’est mon 1er écotrail et je t’admire ». Waouh, j’suis connue ! Ca fait plaisir. On se place au départ, et c’est parti. Beaucoup de monde, trop de monde. Je pensais qu’on était bien devant mais on passe sur le tapis 760ème (sur 2046 partants). On a décidé de courir ensemble avec Matthieu, objectif rêvé 9h10 … Florent et William visent 10h30 mais ils s’accrochent à nous tant qu’ils pourront. William accrochera jusqu’au km67 et Florent jusque vers le 30ème il me semble. La 1ère partie entre St Quentin et Buc est plate, pas très intéressante. On voit Jean-Luc vers le départ qui est venu nous encourager. On va vite, trop vite je trouve, autour de 11 km/h. On passe au 10ème km en 57’. J’ai peur de me cramer, mais en même temps j’arrive à parler donc ça doit aller. Il fait chaud, c’est difficile. J’ai déjà les pieds qui brûlent et des ampoules … Et les jambes lourdes. Dans ma poche, j’avais mis du malto+fructose et 1L d’eau. Pour 22km, ça devrait aller. Je bois souvent, il fait vraiment trop chaud, moi qui supporte mal la chaleur, je souffre.

 

Km22, Buc, 1er ravito, 2h12

J’avais prévu de sortir du ravito en 2h16, et il est 2h14, pas mal la prévision !

L’an dernier on avait perdu beaucoup de temps au ravito, là on a dit « on ne perd pas de temps, on ne se perd pas, on prend juste de l’eau, et on mange en marchant ». 5’23, parfait ! J’ai mangé 2 quartiers d’orange et 4 TUC, et j’en ai pris une dizaine dans mon sac pour tenir jusqu’à Chaville. Et j’ai rerempli le camel à 2L. J’avais quasiment bu tout mon litre. Ca promet pour tenir les 23km suivants jusqu’à Meudon … Si déjà j’ai bu 1L … On repart tous les 4 avec Mat, Florent et Wil qui sont toujours là. Les choses sérieuses commencent : les montées …  On revoit Jean-Luc qui prend des photos. Là c’est une succession de montées descentes sous une chaleur accablante. On voit aussi Julien, ça fait vraiment plaisir. Puis Charles qui est venu pour courir avec nous du km36 au km52. C’est sympa. Je ne me rappelle plus de grand-chose, juste qu’il faisait chaud ! Je prends un gel histoire de me booster, je commence à bien fatiguer. Vers le km40, William n’a plus d’eau. En 2h il a bu ses 2 litres. Il reste 5km à tenir avant Meudon, ça va être dur. Du coup j’ai aussi peur de manquer d’eau, je n’ai jamais bu autant sur une course ! Le parcours est différent de l’an dernier, du coup je ne sais pas trop où on est. Mat nous annonce bien 43km, mais vu que les ravitos ne sont pas forcément exactement aux km annoncés … On arrive enfin à Meudon. On passe devant une 1ère fontaine, le ravito est 500m au-dessus. Il y des toilettes, je m’y arrête. Les mecs sont partis devant pour avoir plus de temps au ravito (je les speede un peu pour ne pas perdre de temps !!!). Je les rejoins, j’ai le temps de remplir mon camel qu’ils n’ont toujours pas fini !!! Je mange 2 TUC, mais ça ne passe pas. Je me retrouve avec une pâte salée dans la bouche, impossible d’avaler. On continue dans le parc de Meudon et on arrive au point de contrôle des sacs. Le mec ne nous contrôle pas et on passe sans perdre de temps.

 

Km49, Meudon, 5h28

La prévision était de 5h29, parfait ! Mais là ça va se gâter. Je dis à Mat et Wil de partir, je vais marcher et prendre un gel. Ils marchent aussi, mais je n’arrive quand même pas à suivre. Puis on voit Gilles et Damien en vélo. Ce que j’aimerais être en vélo à ce moment là !!! C’est vraiment dur, j’ai chaud, et une fatigue générale. Pas vraiment mal, pas de douleurs, mais juste envie de marcher ! Envie d’une bonne douche froide ! Il reste 30km … pff comment je vais faire, c’est long 30km ! Puis Charles me laisse, il a terminé sa sortie longue. Et je me retrouve seule. Ca ne me gêne pas plus que ça, je suis dans ma course. Je double un mec en descente qui m’appelle par mon prénom, c’est Alexandre que j’ai « rencontré » sur le forum Raidlight. Il me dit que là il aurait dû être arrivé mais qu’il a mal, qu’il continue pour son fils. On continue ensemble jusqu’au ravito de Chaville.

 

Km55, Chaville, 6h23

La prévision était de 6h20 à la sortie du ravito, j’ai quelques minutes de retard. Arnaud était là, il m’attendait, ça me fait très plaisir. Mais il ne peut pas rentrer dans le ravito. Je regarde ma poche, il doit rester 1L donc je ne la remplis pas. Je bois juste au robinet. Je vois Matthieu et Wil, je vais repartir avec eux. Je prends un pain d’épices mais impossible de le manger, je le mets dans mon sac pour éventuellement plus tard. D’habitude le fromage ça passe bien, je mange 2 bouts mais là, ça ne passe pas. J’ai l’impression que je n’arrive pas à avaler. Arnaud nous rejoint à la sortie du ravito pour quelques minutes, puis on recourt. Je ne vais pas accrocher Mat et Wil très longtemps. Alexandre qui s’était arrêté un peu plus longtemps au ravito me double. Là j’ai vraiment du mal. Je commence à marcher un peu. Un mec me dit « lâche pas maintenant, c’est dans 10km les quais de Seine ». Euh ouais enfin c’est encore long 10km et même à St Cloud on n’est pas encore arrivés ! Je me force à courir, après tout je n’ai pas mal, là il s’agit « juste » de lutter contre moi-même et l’envie de marcher. Enfin on entre dans St Cloud. Quelques minutes après, je sors la frontale. C’est fou la différence par rapport à l’an dernier, le fait d’être partis 1/2h avant et d’avoir 5km de moins, du coup on a beaucoup moins de nuit. Là je commence à voir trouble, je prends un gel. Mais beurk, ça passe pas trop ! J’ai aussi du mal à respirer, sûrement la chaleur.

 

 

 

Km67, St Cloud, 7h56

Prévision 7h52, un peu en retard. Je mange ½ compote, une bouchée de Grany au chocolat infecte ! Je ne remplis pas le camel, je bois juste au robinet. Alors que je m’escrimais à défaire le papier du Grany, un mec me dit « perd pas de temps, repars ». OK, ok, je repars ! Là psychologiquement ça va. Je connais bien la fin, et même si beaucoup n’aiment pas, ça ne me dérange pas. Déjà il ne reste « que » 11km, ça descend et je connais bien. Oui c’est moche et bitumé, mais on passe de nuit, donc ça atténue le côté désagréable. Donc on descend dans le parc, on passe sur le pont, on descend au niveau du tram, on longe les péniches, on arrive au rond point qui monte à la côte des Gardes, on traverse le rond Point d’Issy (d’ailleurs il faut attendre que le feu passe au vert, le bénévole nous arrête pour attendre), on passe dans le parc de l’Ile St Germain. Là je vois un mec bien mal en point qui descendait les escaliers, c’était William. Il s’est blessé avant le ravito de St Cloud et depuis, il marche. Je continue, on ressort du parc au niveau du RER Val de Seine, il reste 4km. Là je maîtrise le parcours ! Je me sens bien mieux que l’an dernier, j’ai l’impression de moins galérer et d’être plus lucide. Le Pont du Garigliano, France Télévisions, le ballon du parc André Citroën, 3km. On passe dans un tunnel, on remonte sur la route, on arrive à Javel, on redescend sur les quais, on remonte, l’allée au Cygnes. Je vois Florent qui a abandonné mais qui est venu nous voir. Il me dit que Matthieu est 5-10mn devant. Ah, la Tour Eiffel brille, il est 21h … Je n’y serai donc pas à 21h L Le RER Champ de Mars, là on est tout près, on remonte au Pont d’Iéna, on traverse, le parvis, la Foule qui nous acclame, on passe sur une estrade avec les projecteurs dans les yeux, puis j’entends qu’on m’appelle, c’était Philippe et Aurélien, puis JP qui me prête son appareil photo pour monter, puis Arnaud. Là je suis bien, j’ai retrouvé mon énergie !

 

Km78, Parvis, 9h13 (9h18 en haut)

J’arrive à l’entrée du pilier, un mec me donne mon ticket pour monter, et commence l’ascension finale. Ca va, je n’ai pas mal aux jambes. Je double même un ou deux mecs.

Je filme ma montée. C’est super, j’adore. Dernier virage, la pancarte arrivée, 9h18’47 … Je demande au photographe de me prendre en photo (je me dis qu’au moins elles devraient être réussies mais en fait bof !!!).

Je récupère mon tee-shirt finisher trop grand … Certes taille S, mais ils n’ont toujours pas compris que du S homme, ce n’est pas pareil que du S femme … Je prends une bière pour JP, je retrouve Matthieu, je le prends en photo, et on tente de redescendre. On attend 15mn le 1er ascenseur, on abandonne et on essaye de prendre celui du dessus, pareil bien 10mn et on finit pas descendre à pied. Et bizarrement ça va, je pensais avoir plus mal aux cuisses.

On va aux vestiaires récupérer les sacs, je vais me faire masser, c’est très agréable. Partout où elle me masse, je sens mes muscles durs. Elle termine par un massage pour « faciliter le retour veineux et avoir les jambes légères ». Je suis sceptique mais il s’avère que le lendemain je n’ai pas les jambes lourdes, donc peut-être que ça a été efficace. Un mec me dit « merci, tu m’as bien aidé sur la fin, tu m’as servi de lièvre, je me demandais comment tu trouvais la force pour courir ». Oh, merci, ça fait plaisir ! Puis un autre mec qui me dit que je l’ai énervé à le doubler dans les marches alors qu’il galérait ! Puis on retourne au buffet (tous ces allers-retours, ça fait bien 1 ou 2km en plus !). Et je me « régale ». J’ai bizarrement envie de gras ( !!!), et ça tombe bien, il y a des lasagnes. Je mange doucement parce que j’ai encore du mal à avaler. De la dinde, des lasagnes, du fromage, du pain, du fromage blanc et un éclair au chocolat. On retrouve Olivier, que j’avais rencontré en 2010 sur l’écotrail. Et voilà, c’est fini. Je suis presque triste que ça s’arrête !

 

 

 

 

Bilan

A J+1, je n’ai pas de douleurs, juste les cuisses qui tirent un peu en descente. Je fais un peu de vélo pour les faire travailler autrement.

Une course pratique puisque j’arrive juste à côté de chez moi, où il y a des supporters, avec une super ambiance à l’arrivée. Le parcours, je le connais par cœur, donc pas grand intérêt. Trop plat. Difficile parce que justement trop plat donc on peut courir tout du long.

Le refaire ? Non …, je ferai plutôt le marathon en 2013 qui est en concurrence au niveau des dates. Et puis 3 fois, c’est suffisant !

Mes chaussures ont tenu finalement, et je ne me suis pas blessée. Juste 2 petites ampoules rien de grave. Par contre c’est mon sac qui a explosé ! Le frottement contre la fermeture éclair du cuissard, il n’a pas aimé. J’ai un gros trou en dessous de bien 4cm de long sur 2cm ! Par chance tout était dans des sacs plastiques et rien n’est tombé.

Au départ j’avais hésité à prendre des lunettes de soleil. J’aurais dû parce que j’ai les paupières un peu rouge et les yeux qui piquent. Je n’avais pas mis de NOK en me disant « j’ai un cuissard, je n’aurais pas de frottements », et ben si, j’ai quand même eu des frottements.

 

Résultats

-          Temps :                                9h18’47                                                10h07

-          Vitesse moyenne :          8.38km/h                                             8.2km/h en 2011

-          Classement SEF :              12ème sur 56 (21.43%)                      25% en 2011

-          Classement femmes :    26ème sur 153 (17%)                         ?

-          Scratch :                               392ème sur 1687 (23.24%)               24.7% en 2011

-          2046 coureurs à St Quentin, 1687 à l’arrivée donc 17% d’abandon

En 2011 il y avait 5km de plus donc 35mn de plus. Ce qui ne fait que 13mn de différence, les 13mn que l’on avait perdues à Buc. Donc je n’ai pas progressé … Ce qui se voit sur les % dans le classement, je suis au même niveau.

Je ne compare pas à 2010 où j’avais mis exactement 3h de plus mais où je n’étais pas préparée.



16/04/2012
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