UASG ATHLETISME

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CR EcoTrail Paris le 26/10/11 par Christophe

Mon premier TRAIL / L'Ecotrail de Paris : Quelle Aventure !

 

Cela faisait un bon moment que l'idée de courir un trail me parcourait l'esprit . . . pour changer des épreuves sur macadam … Et puis un jour, un collègue, ayant fait l'an dernier l'ecotrail (la version 50 Kms), vient me brancher sur ce fameux trail … Le truc du style : « ça te dirait un trail de 80 Kms ? … » … Et là de suite, on sort la carte bancaire et on fonce pour l'inscription.

On met au point les carnets d'entraînements, on s'entraîne entre 12h30 et 14h00 en forêt de Marly. Comme l'a déjà écrit STEPHANIE dans son CR, on travaille également  la PPG, la VMA , le travail en côtes, et les sorties longues du samedi ou dimanche. Grâce à un hiver bien neigeux, on a même pu apprécié la course à pied dans la poudreuse, c'est très agréable au niveau de l'amorti J.

Nous n'avons pas fait de courses spécifiques si ce n'est un petit test sur le semi-marathon de PARIS pour voir ce qu'on pouvait donner le dimanche (après avoir cumulé des kms les jours précédents). C'était plutôt pas mal, en plus j'avais pu retrouver JEAN-CHRISTOPHE LAURENT aux alentours du 9-10eme kms et vers le 16-17eme kms, on rejoignait ERIC LAFONT pour arriver quasiment tous ensembles dans les 1h33, 1h34. L'état de fraîcheur à l'arrivée me laissait présager une relative bonne condition physique pour attaquer les 3 dernières semaines avant cet écotrail !

Mais c'est la dernière semaine avant le trail où je vais accumuler un certain nombre d'erreurs :

·         1 semaine au ski ( Tant qu'à faire , choisir la même semaine que l'ecotrail !)

·         Pour ma défense (puisse-t-elle exister ?), j'ai seulement fait 3 jours de snowboard (c'est pire que le ski … surtout pour les genoux ! à et vous verrez dans le CR qu'on en reparlera de ces genoux !).

·         Manger des produits du terroir, une bonne raclette et quelques bières ….. et de l'APREMONT aussi L 

 

…. Enfin bref, je fais quand même mes réserves glucidiques 3 jours avant, où je mange pâtes et riz, et je rentre la veille au soir sur PARIS pour récupérer le dossard.

C'est là que la pression monte vraiment d'un coup, lorsque je récupère mon dossard. Ça y est, j'y suis, demain je prends le départ pour 83 Kms. C'est une première pour moi, je n'ai jamais dépassé la distance d'un marathon …. C'est une véritable inconnue. Comment mon corps va réagir ? Suis-je capable d'arriver à la tour EIFFEL ? …

De retour à l'appart, je vérifie une nouvelle fois mon équipement, j'agrafe mon dossard au maillot UASG, je fais le plein de gels (sâlés et sucrés), de l'hydrixir dans mes deux bidons.

Et maintenant, je comprends mieux, après-coup, la phrase de STEPHANIE : « Côté matos, pour moi c'est OK, je me calque sur l'an dernier. Pas de charge inutile, juste le strict nécessaire »

Après debrieffing, j'aurais pu tenir 3 jours avec ce que j'avais emmené et je comprends tout aussi bien la contracture au dos ! ! PAS DE CHARGES INUTILES …. JE LE SAURAIS POUR LA PROCHAINE FOIS !!!

SAMEDI 26 MARS : ça y est, c'est parti, le grand jour est enfin arrivé !

J'avais prévu un réveil à 8h00 mais le stress me fait lever plus tôt vers 7h00.

Grand bol de café avec du lait, jus de fruits, 1 banane . . . Mais à dire vrai, je n'ai pas très faim… Le stress monte. Je rejoins mon collègue à ISSY VAL DE SEINE pour prendre RER C en direction de ST QUENTIN EN YVELINES. Nous subissons tellement la pression que nous ne prêtons aucune attention au RER dans lequel nous montons et HOP direction….. allez devinez ? oui exactement tout sauf ST QUENTIN EN YVELINES … SUPER pour ce mettre en bonne condition … heureusement qu'on avait prévu un peu de marge … On descend à PORCHEFONTAINE, on marche quelques minutes pour rejoindre la gare RER de VERSAILLES-CHANTIERS. On finit par y arriver, on sort de la gare de St QUENTIN, direction les navettes, on voit déjà du monde … ça fait monter le stress ….

Je prends conscience que je n'ai même pas pris les téléphones des autres UASG … Après coup et à la lecture du CR de STEPHANIE, j'ai aussi carrément oublié l'histoire des ballons d'ERIC …

Bref, sur place quand même, je vois beaucoup de monde, avec des équipements de TRAILERs, que je mets moi-même pour la première fois (en compétition je veux dire), tout le monde se passe de la crème sur les pieds. Je fais de même avec ma NOK (Toute la semaine précédente je m'étais passé TANO le matin et NOK le soir avant de dormir, ça s'avérera payant puisque « 0 » AMPOULES à l'arrivée). Tout le monde, presque, porte les bas de compressions, super j'ai pris les miens … je vois des équipes avec gros sponsors … waouhhh ça donne le ton… J'ai l'impression que ce trail, c'est du lourd !

Avec mon collègue, nous prenons le temps, on regarde tous ces coureurs, qui nous semblent beaucoup plus entraînés, plus secs, …. Du coup, ça met un peu de pression, on se dit dans quelle galère on est venu se mettre !

Le temps de manger un petit bout, faire le petit pipi de la peur et nous laissons notre petit sac vert ecotrail sous le chapiteau … et avançons vers le SAS de départ ….

Pour notre positionnement dans le sas, c'est simple … tout le monde était devant nous, on était quasiment les deux derniers !

C'est donc parti pour 22 Kms avant de rallier le 1er ravitaillement. N'ayant aucun repère sur la distance, je dis à mon collègue que partir sur une base de 10 kms/h c'est ptetre un peu fort (je flippe),  ptetre qu'on devrait revoir les plans à la baisse … mais bon ça semble dérouler assez bien , donc on continue à ce rythme… mais quand même on descend la moyenne à 9Kms/h. Au niveau de l'hydratation, je me base sur les recommandations de GILLES, entre 0.5 et 0.7 L/heure mais ça ne passe pas trop, faut dire que depuis le matin, je n'arrêtais pas …. Et donc je suis en dessous de cette consommation (d'ailleurs mon collègue insistera sur les 22 Kms en disant … «  tu bois rien … fais gaffe …. »).

On arrive à BUC : 22 Kms : 1er ravitaillement : 2h28 de course : 8.9 Km/h de moyenne

Tout s'est bien passé jusque-là. Mes 2 bidons de 0.75L ne sont pas vides, bien au contraire, il doit rester à peu près la moitié dans chacun des deux bidons. En revanche, l'autre (eau plate) de 0.75cl, derrière dans le sac, je n'y pas touché …. Il est toujours là, avec ces 750 grammes pour rien !

On recharge les bidons avec nos différentes préparations, on mange un peu de pain d'épice, un tout petit morceau de banane … Arrêt de 5-8 minutes environ et hop c'est reparti pour les fameux 34 kms en autonomie. A partir de ce moment là, la course commence, les grimpettes apparaissent et nous prenons la décision de les gravir en marchant … Tout se passe bien. Moi je découvre le trail, alors je prends le temps d'apprécier quand même … Puis arrive le 40ème Kms … et là … douleur naissante au niveau du genou (cf début du CR et l'épisode du SKI !!!) en plus d'un léger mal ventre sans doute à cause de l'hydrixir que je prenais …. Je dis rien à mon collègue pour le moment … mais je me dis à ce moment-là, que si je commence à avoir mal à mi-distance, la journée va être très, très, très longue … Finalement, au cours des 10Kms suivant, j'en parle au collègue qui m'accompagne et lui en revanche ça va …. Donc, je m'accroche, je lui suce le pied (pour pas dire la roue) … à chaque fin de montée, il relance, il me traîne, ça m'énerve pour moi et pour lui aussi. Malheureusement,  je sens que je deviens un véritable boulet et lui lâche aux alentours des 50 Kms ….. « Vas-y, MANU, pars, je ne peux pas tenir le rythme … mon genou droit me fait mal … » et je m'accroche aux 6 Kms qui me reste à faire seul pour rejoindre le second ravitaillement …..

C'est dur . . . Ce mal me gêne, surtout dans les descentes, je ne peux pas me lâcher . . . alors je suis obligé de pratiquement marcher dans les descentes, comme dans les montées d'ailleurs . . .

Mais bon c'est comme ça, va falloir lutter pour arriver à la fin, et puis quand même au bout d'un certain temps, enfin,  j'entends des cris, des encouragements, beaucoup de lumière, mais oui … c'est le ravitaillement de CHAVILLE…

CHAVILLE : 56 Kms : 2ème ravitaillement : #7h25 de course : 7.5 Km/h de moyenne

Ma toute première observation, en arrivant, je vois juste sur la gauche, les personnes qui abandonnent, et à ce moment là je me pose la question … Je continue ou j'abandonne ? Je souffre … mais partir de cette course avec tous les sacrifices consentis pendant la préparation … ça me fait vraiment CH… ! Alors je décide de prendre une dizaine de minutes pour m'étirer, m'alimenter, faire le point et je me dis, tu prends ta décision à l'issue …. Je file à la soupe …fait exprès … il n'y en a plus … notre bénévole est entrain d'en refaire … je patiente, je recharge quand même les bidons (je fais un mélange eau-coca et l'autre eau-eau gazeuse, je mange du saucisson, un petit bout de banane, je bois de l'eau gazeuse et là j'aperçois mon collègue qui m'avait lâché 6 kms avant ….. Ah LA LA…. On se retrouve, on échange, il prend de mes news … il me dit qu'il commence à prendre froid et doit déjà repartir …. Je lui souhaite bon courage et je lui dis : « …  à tout à l'heure … ». En fait, à cet instant-là, tout bascule, je sais que je vais repartir. Il vient de me donner un coup de BOOST ! Je retourne à la soupe. Elle est prête cette fois-ci. Je m'enfile 2 tasses de soupe, je ferme la veste imperméable …et hop je repars dans la forêt … en me disant que j'en ai déjà fait 56 Kms, il en reste seulement 26 Kms … C'est un mélange de volonté et de folie surtout qui me pousse à repartir à cet instant, car la douleur est toujours présente … Aussi , j'allais oublier, je finis par JETER … l'eau de mon troisième bidon dont je ne me serais jamais servi finalement … et je gagne 750 grammes J !

Et voilà que je ressens deux pointes aux genoux, côté intérieur … la galère recommence, je ne peux rien faire en descente, alors j'applique même stratégie (si on peut définir ça comme ça d'ailleurs !), je marche en descente et en montée mais j'arrive heureusement à courir sur le plat, je sais de toute façon à cette heure avancée que je n'arriverai jamais en 10 heures … mais un truc me pousse à aller à l'arrivée (Je n'en ai pas parlé encore mais pour moi ça comptait beaucoup d'arriver au premier étage de la tour EIFFEL, pourquoi ? …. Vous allez le découvrir tout de suite). Le matin de la course j'avais préparé sur un bout de bandage de 80cms une petite dédicace à l'intention de mon épouse (AUDREY GASTEUIL division RISQ) et de notre petite qui devrait naître au mois de juillet. Et donc, c'est grâce à elles, que je vais réussir à me dépasser pour rejoindre le 1er étage de la tour eiffel et afficher fièrement ma dédicace devant les photographes : « Pour Mes Princesses ! » ….

Entre le 2eme et 3eme ravito, je continue à appliquer les conseils, alimentation, hydratation, prise de GEL , un RED TONIC pour ne pas m'endormir, la sensation de bien être est quasi-immédiate, avec l'impression que ma cage thoracique s'ouvre un peu plus, l'effet mentholé me fait beaucoup de bien, et mon mélange eau-coca passe très bien… A l'approche du ravito de St-CLOUD, je commence à reconnaître les sentiers où je sortais le samedi ou dimanche, ça me rassure, mais en même temps je ne les avais jamais testés de nuit …. Ah une fois encore j'entends l'agitation, le groupe électrogène pour la lumière, ça y est, je l'ai enfin atteint … ce P…. de 73eme kilomètre !

 

PARC de ST CLOUD : 73 Kms : 3ème ravitaillement : #10h10 de course :

Il est 22h40, j'avais dit à mon épouse, viens me voir à l'arrivée vers 22h30 … il reste encore environ 10 bornes soit 1h à 10 Kms/h c'est sûr, mais avec une moyenne d'à peine 7km/h je vous laisse le soin de calculer … Je l'appelle pour lui dire que finalement c'est préférable qu'elle reste au chaud, et que je vais rentrer de toute façon super tard L !

Pas grave, je circule dans le ravito, je re-remplis chaque bidon mais à moitié, il me reste seulement 10 bornes, je table sur une arrivée vers 00h15-00h20, et sur ma consommation moyenne de 0.5L/heure, et donc de les remplir à moitié suffira largement … et puis c'est toujours 750 grammes de gagné …. Car à cet instant, une nouvelle douleur (une autre bien sûr … ajoutée à celle des genoux …) est localisée entre mes deux omoplates … ça me fait vraiment mal de porter ce sac depuis presque 10 heures. Enfin bon, il me reste 10 bornes avant d'afficher mon message alors après petite tranche de saucisson, une gorgée de soupe et 4 quarts d'orange, je repars. Descente du ravito vers l'entrée du PARC, et hop on retrouve du macadam …. Youpi … mais bof .. la machine est fatiguée …et puis ces douleurs qui ne disparaissent pas, on a l'impression d'ailleurs qu'elles s'amplifient à mesure qu'on approche de l'arrivée.

Et puis ça paraît interminable cette remontée des quais, je reprends un RED TONIC … ça m'avait fait du bien lors de ma précédente prise, alors je ré-itère l'opération. La sensation de bien-être est là, l'énergie aussi mais ces P… de genoux m'empêchent de courir, même si cette fois il n'y a plus de grimpettes à gravir … tout est plat … De tout façon, je me résigne, et me dis que je finirais la course comme je peux … Et puis, il y a minuit qui arrive, je suis à quoi … 2 bornes de l'arrivée … et je vois cette tour EIFFEL illuminée, scintillante, et je me dis quelle chance pour ceux qui sont en train de grimper …. C'est presque la fin pour moi …. J'arrive devant l'escalier en pierre au pont d'IENA … Je me mets à grimper les marches en courant (que m'arrive-t-il ? ça sert à rien … mais bon, je ne réfléchis plus trop …, j'arrive à oublier la douleur aux genoux), on tourne à droite, et la tour EIFFEL me fait face … GRAND, TRES GRAND moment de bonheur, ça sent la FIN

TOUR EIFFEL : 83 Kms : #11h48 de course et 11h52 sur la ligne d'arrivée

Malgré l'heure tardive, des personnes sont présentes, en train d'applaudir, c'est super agréable, ça donne des frissons, on pénètre le pied de la tour EIFFEL et c'est parti pour la montée. . et finalement après 83 Kms de montées-descentes, je trouve ça plutôt facile (par rapport à tout ce qu'on a pu s'avaler durant le parcours) de finir sur des marches. Au fur et à mesure que je grimpe les marches, je commence à dégraffer mon sac pour pouvoir sortir mon petit mot à l'intention de mes princesses… et quelques marches avant l'arrivée, un premier photographe immortalise l'instant (ma montée des marches, frontale allumée, et mon petit mot entre les mains) …. Et même pas 30 secondes après, re-flash pour à nouveau immortaliser le franchissement de la ligne d'arrivée … ça y est, c'est fait, je suis un FINISHER de l'ECOTRAIL 2011. Quelle aventure !

Je prends deux canettes, un COCA et surtout une 1664 pour boire ….. à ma santé J ! JE LA (la bière) DECHIRE en moins de 2 … j'en oublie presque de prendre mon tee-shirt FINISHER … heureusement qu'un coureur me le fait remarquer … ç'aurait été dommage de partir sans !

Mes points positifs :

·         1er trail, 83 Kms et FINISHER

·         Physiquement prêt pour la distance, entraînement correct même si la prochaine fois je mangerai davantage de dénivelé . . .

·         Après 5 jours, plus aucune douleur, ça m'étonne quand même . . . ni aux genoux !!!

·         GEL SALE d'overstim, ça change du sucré ! et c'est bon !

 

Mes points négatifs (A ne surtout pas reproduire !) :

·         Le premier point : EVITER DE FAIRE DU SNOWBOARD la même semaine qu'un trail, c'est là où je perds ma course (façon de dire !).

·         Le second point : ECOUTER SON COACH GILLES, surtout quand il dit, ne jamais tester de produit le jour d'une course ! (Victime de maux d'estomac en début de course … et même d'un vomissement aux alentours du 45eme, HYDRIXIR saveur cola pour la nommer).

·         Le troisième point : EVITER DE PARTIR AVEC UN SAC A DOS PLEIN, de multiples gels qu'on n'utilise pas, un bidon supplémentaire tout aussi inutile …. Bref du poids pour rien !!!!!

 

·         Le quatrième point (LE PLUS IMPORTANT !): OUBLIER SES COLLEGUES UASG et le CODE BALLON d'ERIC !!!!!

 

En conclusion générale, comme toutes les autres courses, on ne garde en tête finalement que les bons souvenirs et sincèrement quand je vois les temps des autres UASG, je n'ai qu'une envie, re-chausser mes BROOKS CASCADIA et re-tenter l'aventure ! Alors RDV à tous en 2012 ….

 

A très bientôt sur les courses,

 

Voici le CR de Stéphanie ici.

 

Christophe.

 

Statistiques de la course Le Trail 80km

Chiffres valables le 28/03/2011 à 13:01

Nombre de partants : 1891    dont femmes : 149 (7.88% des partants)
Nombre d'arrivants : 1475 (78.00% des partants)    dont femmes : 113 (7.66% des arrivants)(75.84% des partantes)
Nombre d'abandons total : 280 (14.81%)

Répartition partants par catégorie :

ES F

SE F

V1 F

V2 F

V3 F

1

48

65

29

6

ES H

SE H

V1 H

V2 H

V3 H

V4 H

13

636

710

327

52

4


Répartition abandons par points :

Départ

Buc - Ecole Pré St-Jean

Observatoire de Meudon

Chaville - Parc Mare Adam

Domaine national St-Cloud

Parvis Tour Eiffel

Inconnu

1

62

6

186

21

2

2

 

Tableau des passages CHRISTOPHE ROUGIER

Pts

Heure pass.

Tps course

Classt.

Buc - Ecole Pré St-Jean

S-14:59

02:28:42

1584

Observatoire de Meudon

S-18:46

06:16:36

1227

Chaville - Parc Mare Adam

S-19:55

07:24:45

1302

Domaine national St-Cloud

S-22:41

10:10:40

1203

Parvis Tour Eiffel

D-00:19

11:48:39

1194

Arrivée - Tour Eiffel

D-00:23

11:52:46

1194

 

 



18/04/2011
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