UASG ATHLETISME

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CR du stage trail du 7 au 10/06/2012 par Lolo le Géant

Stage trail UASG

Aillon-le-Jeune (73), juin 2012

 

Automne 2011 – Printemps 2012

Dans les discussions en 2011 entre coureurs et traileurs UASG il est question d’organiser un stage trail en 2012. Grégory envoie un questionnaire pour savoir qui serait intéressé et par quelle formule. L’idée fait son chemin. Julien Noiry prend en charge l’organisation avec Brigitte. Ce sera à Aillon-le-Jeune, dans le massif des Bauges sur le territoire du Grand Raid 73, en Savoie près de Chambéry. Les dates sont arrêtées du jeudi 7 au dimanche10 juin soit 2 jours et demi sur place hors voyages, et nous serons au moins quinze. Trois mois avant Bibi nous donne le top pour réserver les billets SNCF avec une chance d’obtenir des prix réduits. Quelques semaines avant Julien nous envoie des propositions de parcours et programmes et les participants échangent jusqu’à la veille des messages sur le matériel à prévoir, les cartes ou la météo…

 

Finalement les participant(e)s sont : Sophie Fabert, Carine Richard, Carine Videau, Karine Fraile Bargueno, Gérald Vilcocq, Pascal Langlois, Cédric Savy, Cyril Regnier, Jean-François Georges (Jeff), Olivier Perrier, Yoan Morange, Julien Cuyaubère, Aurélien Lemaitre, Julien Noiry, Grégory Postel, Gilles Cormier, Laurent Thézé.

 

Jeudi 7 juin

Rendes-vous gare de Lyon, train de 9h49 pour certains, train suivant pour d’autres, tous se retrouvent à  Chambéry pour 13h où un car nous emmène pour Aillon-le-jeune via le col des prés. Accueil au centre de vacances « Les Nivéoles », installation rapide par groupes de 2 chambres de 2, Gérald qui est hébergé à proximité par des amis nous rejoint, et tous se retrouvent rapidement en bas pour une première sortie collective.

 

À 15h30 départ groupé pour une boucle avec grimpette jusqu’à la pointe de la Galoppaz. Le temps est couvert mais sans pluie, les nuages et la brume limitent la vue sur les massifs. Chacun s’exprime à sa vitesse mais tous s’attendent régulièrement. La dernière pente raide est avalée et le vent frais nous cueille sur le sommet.

 

La redescente de la pointe est rapide avant d’enchaîner pour un groupe de garçons sur une magnifique descente raide et technique en sous-bois que tous envoient à fond, et qui nous ramène par une boucle de chemins aux Nivéoles après une sortie de 2h40 pauses comprises. Tout le monde était très enthousiaste sur cette première sortie, les allures étaient élevées, pour ma part avec des pointes jusqu’à 16km/h en descente sur sentiers, beaucoup auront « cassé de la fibre » car les quadriceps peu habitués aux contractions excentriques ont été fortement sollicités.

 

 

·        Parcours : Aillon-station (947m), Le Penon, chalet et col de La Buffaz, pointe de La Galoppaz (1681m), chalet Ducrey, gite Morbié, Le Penon, Aillon-station

 

·        URL : http://www.openrunner.com/index.php?id=1724015

·        Durée : 2h40 dont pauses 23’

·        Distance : 16,8 km

·        Dénivelé : +-1050m

·        Altitude max 1681m min 947m

 

 

Nous nous retrouvons pour un apéro, puis repas, courte soirée autour d’un verre et coucher avant 23h.

 

Vendredi 8 juin

Le petit déjeuner a été fixé à 8h30, certains prétendant à une courte séance matinale d’une trentaine de minutes à jeun, ce qui a été réalisé à ma connaissance par Gilles et Greg.

 

La météo du jour a généré beaucoup d’inquiétudes, à juste titre car il a fortement plus dés hier soir et cette nuit, mais ce matin le ciel bien que très couvert ne laisse plus tomber le déluge. En fait la journée sera brumeuse avec nuages bas, quelques passages pluvieux, et une légère amélioration en fin de journée.

 

Le programme du jour a été défini dans l’idée que les différents groupes se retrouvent pour un pique-nique en commun : Pascal et Karine d’une part, les 2 Carine et Sophie avec Cyril d’autre part, et les autres garçons.

 

Départ à 9h45. Pour nous montée sur les crêtes, passage au dessus des raides départs de pistes de ski, passage en haut du télésiège, magnifique sentier single-track en sous-bois et dans la brume sur la crête. Nous sommes plus couverts que la veille, les pieds se mouillent dans les flaques de boue, et entre la brume et les gouttes de pluie chacun enfile puis ôte ses vêtements de protection. Au col de La Fullie nous nous séparons : d’un coté 2km par le GR avec un passage délicat pour rejoindre Aillon-le-Vieux, de l’autre une boucle de 5km qui redescend pour rejoindre une petite route et mieux remonter. Nous envoyons toujours fort et c’est dans cette descente que je fais une belle chute, j’ai une bonne douleur à la jambe avec crampes et me rendrai compte plus tard que je me suis également fait une entorse, mais tant que c’est chaud ça passe…

 

Retrouvailles avec Sophie, les 2 Carine et Cyril sur le chemin qui monte au col de la Cochette, traversée vers le chalet de la Rossane, remontée dans la brume au col du Colombier où nous retrouvons Karine et Pascal et dans la brume et recherchons sans succès la grotte du mineur. Vu le froid nous décidons de ne pas manger là et entamons la longue descente dans les bois jusque Aillon-le-vieux, où nos recherches d’un lieu abrité nous amènent sous un porche en pierre sous lequel quelques-uns arrivent à s’asseoir pour un pique-nique bien mérité.

 

À partir de là s’offre à nous soit un retour au plus direct par la route pour environ 6 à 8 km, soit une remontée au sommet du grand-Colombier avec 1100m d’ascension et autant de descente. Un groupe de garçons reprend la route puis un sentier ascendant jusqu’au chalet du Mollard, une ferme abandonnée au milieu d’orties où le sentier disparaît. Après recherches et consultation de la carte et du GPS JulienN ouvre un chemin au milieu des orties et nous remontons en sous-bois droit dans la pente à la recherche d’un sentier que nous retrouvons effectivement et qui nous ramène au chemin que nous avions égaré. Puis nous grimpons jusqu’au col de la Cochette où nous étions quelques heures plus tôt. Là JulienC et Jeff préfèrent redescendre directement sur Aillon-station alors que les autres continuent la très raide ascension dans la brume et en bordure de falaise jusqu’au sommet du Mont Colombier à 2045m, soit plus de 1100m au dessus de notre lieu de pique-nique. Après la pluie de la montée et dans le vent nous profitons d’un rayon de soleil avec une vue partielle au milieu de la brume sur les vallées et montagnes environnantes. Puis c’est la descente et Julien nous enjoint à prendre tout droit dans la très raide pente herbeuse, qui s’avère contrairement aux apparences plutôt praticable et pas glissante. Nous rejoignons ainsi une 3e fois le col de la Cochette, puis c’est une descente rapide sur chemin et sentiers, traversée bucolique d’un champ fleuri et final par la route descendante jusque Aillon-station. Nous sommes très contents de cette belle journée !

 

 

·        Parcours : Aillon-station (947m), Le Penon, gite Morbié, col de la Sciaz, mont Pela (1543m), crête du mont de la vierge, chalets de la Cha, col de la Fullie (1338m), descente au croisement des routes (1198m), remontée au chalet de la Rapière (1662m) et au col de la Cochette (1694m), traversée vers le chalet de la Rossane (1738m), montée au col du Colombier (1799m), descente par la combe du cheval jusque Aillon-le-Vieux (924m), route jusque La Bottière, sentier jusqu’au chalet du Molard (1196m), col de la Cochette (1694m), mont Colombier (2045m), col de la Cochette, redescente par chemin puis route jusque Aillon-station

 

·        URL : http://www.openrunner.com/index.php?id=1724180 (trace tronquée au chalet du Mollard pour cause de piles hs)

·        Durée : 8h26 dont pauses 1h26

·        Distance : 37,5 km

·        Dénivelé : +-2730m

·        Altitude max 2045m min 947m

 

 

Certains ont profité de la fin d’après-midi pour regarder les matchs de foot ou de tennis. Puis comme la veille apéro, repas tartiflette, et courte soirée autour d’une bière.

 

Samedi 9 juin

Comme la veille le petit déjeuner été fixé à 8h30, après la séance matinale à jeun de Gilles et Greg.

 

Le temps est meilleur qu’hier, sans pour autant être revenu au grand beau comme annoncé.

 

L’idée est encore de nous séparer sur plusieurs parcours et de nous retrouver pour le pique-nique, cette fois à la bergerie du mont Margeriaz. Un groupe avec Pascal et Karine, un autre avec CarineR, CarineV, Sophie et Cyril, un 3e avec les autres garçons.

 

Départ comme jeudi en direction de la Galoppaz, un bout de route puis première grimpée dans le sous-bois. Au chalet de la Buffaz nous nous séparons comme prévu : d’un coté Greg, Gérald et Olivier, de l’autre JulienN, JulienC, Cédric, Jeff, Yoann, Aurélien, Gilles et Laurent. Dans la brume nous contournons sous le sommet de la pointe Galoppaz, loupons le sentier et redescendons droit dans la pente herbeuse. Le sentier retrouvé avec la visibilité, c’est une raide descente en lacets dans les sous-bois puis un chemin nous fait remonter jusqu’au col de Combe Servenne. De là nous repartons en courant avec entrain mais bientôt le sentier disparaît. Nous revenons en arrière : étude de carte et GPS ne donnent pas de certitude, nous tentons la bifurcation en épingle à cheveux du chemin qui remonte mais celui-ci finit en cul-de-sac, ce n’est qu’un chemin d’exploitation forestière. Nous revenons sur nos pas et redescendons jusqu’à une autre bifurcation que nous n’avions pas vue alors que nous courions et focalisions sur la remontée en face. Un peu plus loin aux abords d’une ferme nous décidons d’une pause pour un en-cas déjeuner : ces difficultés d’orientation nous ont pris du temps et un peu atteint le moral, il est plus de midi et la pause nous fera du bien.

 

Nous rejoignons une route sur laquelle nous déroulons dans la descente, ceci confirme à certains que les quadriceps ont souffert de ces 2 jours de dénivelés ! Puis ce sont 2,5 km de sentier en balcon globalement descendant. Je commence à ressentir un coup de mou et suis un peu à la traîne. Une nouvelle hésitation pour rejoindre Thormeroz, 2 habitantes nous confirment qu’il faut suivre la combe à droite. Au village nous sommes descendus à 750m et il fait chaud, nous espérons un point d’eau car nous savons qu’il n’y en aura plus après, mais n’en trouvons pas alors nous demandons à une femme dans son jardin avec son bébé, qui nous remplit gentiment nous bouteilles et bidons.

 

C’est alors la remontée vers le col de la Verne que Julien nous montre 760m plus haut. D’abord une route puis un raide sentier en sous-bois, ça grimpe sec et nous nous étalons un peu, je confirme mon coup de mou et reste derrière, mais ne sors pas mes bâtons que j’ai emmenés au cas où ma cheville me rappelle à l’ordre. JulienN qui a mis un point d’honneur à faire l’ascension en nettement moins d’une heure revient en arrière encourager et accompagner les derniers. Ce sera pour moi 1h04 soit 560m/h… bof.

 

Au col il est près de 15h il est grand temps de finir notre déjeuner juste entamé il y a 2h30… Nous sommes partis depuis bientôt 5 heures, pour à peine 22 km, 1800m de montée et 1200m de descente, vu l’heure il n’est plus temps de retrouver les autres à la bergerie ; il y a possibilité de redescendre directement à Aillon-le-Jeune, ce que choisissent JulienC et Yoan, tandis que les autres remontent vers la crête de Margeriaz. Nous retrouvons la brume, ce qui nous empêche de profiter du paysage mais aussi nous évite de trop apprécier la vue plongeante du haut des falaises que nous longeons. Le plateau calcaire est impressionnant avec ses roches creusées par l’eau. Des panneaux enjoignent à la prudence, certains ont été arrachés, le vent doit souffler parfois par ici ! Nous atteignons le haut du télésiège, le plateau est en hiver une station de ski, puis le sommet à 1845m.

 

C’est alors parti pour une belle descente, d’abord sur l’herbe d’une piste de ski, rouge si l’on en croit les bâtons sur le coté. Nous rejoignons la bergerie où l’on nous demande si nous avons vu un troupeau de chèvres, non ! Piste bleue, un reste de névé sur lequel Gilles fait un exercice de natation, descente en forêt avec visite d’un gouffre, plus bas détour par la grotte des fées, champs fleuris et route jusqu’à Aillon-le-Jeune avec pause achat à la fromagerie.

 

Là Gilles nous propose un détour pour rentrer à Aillon-Station, consistant à passer par « le haut » plutôt que suivre la route, Gilles a envie de monter le compteur de dénivelé à plus de 6000m sur le séjour… Nous bifurquons donc par le sentier botanique et le GR 96 qui remonte vers le col de la Cochette, heureusement nous trouvons le sentier qui redescend et c’est une dernière cavalcade en sous-bois jusqu’au village et un bout de route pour retrouver les Nivéoles. Encore une belle journée !

 

 

·        Parcours : Aillon-station (947m), route, chemin vers le chalet de la Buffaz (1498m), col de la Buffaz (1439m), sous la pointe de la Galoppaz, grange de Chenaillon, col de Combe Servenne (1292m), erreur d’orientation sur un chemin d’exploitation forestière, chalet des côtes de Marles, chalet des côtes Gueulet, route, chemin descendant jusque Thormeroz (750m), route jusque Les Chavonnes, raide sentier grimpant en sous-bois jusqu’au col de la Verne (1517m), crête de Margériaz au dessus des falaises dans la brume jusqu’au sommet (1845m), redescente par la piste de ski rouge, passage sous télésiège et bergerie, piste bleue, sous-bois et grotte, place à Pahan, sentier jusque grotte des Fées,       sentier descendant jusque route D59 (900m), route jusque Aillon-le-Jeune et pause à la fromagerie, détour par le haut : Crévibert, sentier botanique, chalet des fontaines, sentier du col de la cochette, redescente sur La Manse, rejoint route et Aillon-le-Jeune puis les Nivéoles.

 

·        URL :  http://www.openrunner.com/index.php?id=1726665

·        Durée : 8h15 dont pauses 1h15

·        Distance : 37 km

·        Dénivelé : +- 2520m

·        Altitude max 1845m min 750m

 

 

Dernière soirée : apéro, repas reconstituant avec gargantuesques portions de pâtes pour les affamés, re-verre avec toasts divers aux organisateurs et participant(e)s.

 

Dimanche 10 juin

Petit-déjeuner à 8h pour un départ fixé à 9h. Tout le monde est à l’heure pour le car qui nous ramène à Chambéry, cette fois pas directement via le col des prés et Thoiry comme à l’aller, mais par le tour complet du mont Margériaz via le col de Plainpalais, ce qui nous fait profiter de la vue sur les falaises au dessus desquelles nous sommes passés la veille, mais nous fait craindre de rater notre train. Heureusement nous arrivons à la gare à temps pour le train de Paris.

 

Epilogue

Mes chiffres cumulés sur 2,5 jours :

·        Durée : environ 21h dont 3h de pauses

·        Distance : 91,3 km

·        Dénivelé : + et -6300 m

·        Altitude max 2045 m, min 750 m

 

Ce stage aura constitué une préparation indéniablement efficace aux prochains rendez-vous trails des participants, dans l’esprit d’un « week-end choc ». Il nous aura permis de mieux nous connaître et partager nos expériences.

 

Merci à Brigitte et Julien pour l’organisation de ce « stage trail UASG ».

Merci à tous les participants pour la très bonne ambiance et ces moments partagés.

De l’avis de tous il faudra  reconduire cette première édition l’an prochain !

 

 

Organisation : UASG, Brigitte Merlo et Julien Noiry.

Photos : Julien Noiry.

Texte : Laurent Thézé, 17 juin 2012.



07/08/2012
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