UASG ATHLETISME

UASG ATHLETISME

CR Saintélyon Stéphanie le 04/12/2010

Saintélyon 2010

 

 

L’an dernier, des amis ont fait la STL. Je trouvais ça complètement fou de faire un aller-retour Paris-Lyon sur un WE juste pour aller courir. En plus courir la nuit dans le froid.

Et puis je ne sais pas trop pourquoi, à force d’entendre parler de cette course « mythique à faire au moins une fois dans sa vie », je me décide.

 

 

 

Préparation

Septembre

Je découvre l’UASG et rencontre Greg, le coach. Je lui parle de la STL, il arrive à me motiver à venir m’entraîner les midis et à me convaincre que suivre un plan d’entraînement, sur piste, est intéressant même pour les trails. Parce que jusque là je ne voulais pas suivre de plan, je trouve ça trop contraignant. Donc me voilà avec un plan sur 11 semaines, à 3 séances par semaine : une séance de côtes, une séance de fractionné, et le WE je garde mes randos en guise de sortie longue.

 

Fin novembre

Une semaine avant le jour J, il se met à faire très froid et à neiger. Ouh là là, il va faire très froid.

 

Comment s’équiper ?

Si on marche dans la neige, les pieds seront mouillés et donc gelés. Je découvre les chaussettes Sealskinz, imperméables, ça peut être utile. Sauf que par internet les délais seront trop courts, je n’ai plus le temps d’aller au Vieux Campeur. Heureusement Eric me sauve et réussis à m’en trouver. Elles sont pas très adaptées à la course, très épaisses, une forme bizarre … mais je préfère ça à avoir les pieds gelés (finalement je ne les mettrai pas, je ne les ai qu’en secours dans le sac mais je ne me suis pas mouillé les pieds). Mes chaussettes run 800 sont fines, je vais avoir froid. Finalement je décide au dernier moment de mettre mes chaussettes « pantoufles » que je n’ose même pas mettre en rando et qui me servent de pantoufles ! Je les avais achetées chez D4 pour la rando mais elles n’avaient pas l’air géniales. Et j’ai couru 68km avec !

En chaussures, des cascadia et des mini-guêtres Raidlight.

En vêtements, c’est facile : collant chaud, sous-vêtements Odlo x-warm, haut manches longues chaud et veste Gore-Tex dans le sac (non utilisée).

Pour les mains : 3 paires de gants ! Des gants polaires aux mains, et dans le sac des sous-gants et des moufles (je n’ai utilisé que mes gants polaires). Un bandeau pour les oreilles, un buff au cou.

Et la photo de Papa dans le sac.


 

La course

 

Le jour J

On prend le train à 16h. Avec la neige, il risque d’être en retard. Effectivement, 20mn de retard au départ, 20mn dû aux ralentissements. Donc 40mn de retard. Arrivés à Lyon, on décide de ne pas prendre la navette mais de prendre le train. 30mn d’attente, ça va, on devrait arriver vers 20h. Plein de trailers à la gare, on commence à être dans l’ambiance. Arrivés à St-Etienne, on suit le flot pour rejoindre le départ. Le parc Expo est plein de monde, de gens couchés par terre, avec matelas, duvets … On fait la queue pour les dossards, 1h de queue ! Je vérifie mes messages, j’ai un message de Gilles qui m’encourage. Un texto de Séb et un de Maman. Ca me fait trop plaisir.

Puis on rejoint d’autres personnes connues. Notamment Eric, Alexandre et Julien qui sont arrivés plus tôt. Ils sont bien installés, et ils ont déjà mangé. On tente la pasta party, en espérant faire moins la queue ! Bizarrement il n’y a personne ! Du pain, des madeleines, une barquette de pâtes. Sauce et gruyère si besoin. Si c’était à refaire, j’apporterai ma bouffe.

Il faut maintenant s’habiller, faire le sac, donner l’autre sac pour qu’il soit transporté à Lyon. Et voilà, on est prêts …

 

La course

On se place sur la ligne de départ une dizaine de minutes avant le départ. On a décidé avec Nico de faire la course ensemble. Ce qui va le freiner au départ, mais lui permettra peut-être de ne pas se cramer trop vite.

Le départ est donné, ça part doucement. Bitume sur quelques kilomètres, ça commence à monter un peu. Un panneau publicitaire annonce -7°C. Pour l’instant, j’ai les pieds gelés mais chaud au corps. Les pieds vont se réchauffer petit à petit en courant. Et je n’aurais pas froid de la course. Un peu frais après les ravitos, mais on se réchauffe très vite.

On arrive enfin sur un chemin, enneigé. Ca se complique ! Le rythme ralentit, voire devient de la marche. On est bloqué par ceux de devant, mais je ne sais pas si on aurait pu courir, c’est difficile dans la neige, les appuis sont instables. D’ailleurs je sens ma cheville, j’espère ne pas être blessée. Je commence à me sentir faible, je prends un gel, Speed Tonic avec de l’eau.

 

On voit au loin le 1er ravito. C’est une tente, à traverser. Je prends de l’eau et une pâte de fruit. Nico a mal au ventre. Mais il continue. Ca monte après le ravito, ce qui permet de ne pas courir juste après manger et de se réchauffer.

Après, je ne me souviens plus trop dans le détail, on alterne les portions de bitume et de chemins enneigés.

 

Un ravito inattendu (je pensais qu’il était supprimé) à Moreau est le bienvenu. Nico a toujours mal au ventre, mais continue. En fait il en a marre, n’est pas hyper motivé. Mais après une trentaine de km il commence à s’amuser et la motivation vient. Ouf, avec un peu de chance il n’abandonnera pas !

 

A un ravito, peut-être Ste Catherine, on croise Olivier (rencontré sur l’écotrail). Lui a des Yatrax et les trouve efficaces. Mais au final, il tombe sur les quais à Lyon, à 5mn de la fin et est contraint d’abandonner. De quoi devenir fou !

 

Je me souviens du bois d’Arfeuille avec ses descentes verglacées. J’ai peur. Je vois les gens tomber, certains se blessent. Des ambulances. Un mec qui a perdu connaissance. Je glisse, je me raccroche aux arbres, à des coureurs. Les relais m’énervent, ils vont vite, j’ai peur qu’il y en ait un qui me tombe dessus. Au final, je ne tombe pas, mais je fais les descentes en mode araignée (à 4 pattes, les mains derrière). Comme ça si je tombe, je tomberai de moins haut !

 

Une longue partie bitumée en faux-plat descendant voire en descente nous permet de gagner un peu de temps. Parce que par rapport aux temps de passage calculé sur une base de 10h, on est loin du compte ! A Ste Catherine on était dans les temps, mais à St Genoux on passe avec 1/2h de retard. Sachant qu’on en est à la moitié, ça nous fait arriver vers 11h45 ! Finalement on se rattrape bien après.

 

J’ai faim, mais je n’arrive pas à manger. J’ai déjà avalé 3 gels, des pâtes de fruit, mais là je n’ai pas envie de sucre. Et du pain, ça ne sert à rien. J’arrive à avaler au dernier ravito (Beaunant) une banane, une pâte de fruit et du pain. Même si ça ne va pas me donner d’énergie, ça me cale le ventre.

 

Après Beaunant la fameuse côte à 20%. Mouais, je m’attendais à pire ! Elle est bitumée et non verglacée, donc elle se monte bien. En marchant bien sûr ! Puis beaucoup de bitume. Une partie indiquée « passage technique ». Ouh là, si avant rien n’était indiqué, qu’est-ce que ça va être ! Finalement ce n’est qu’une descente avec de grandes marches.

Une grande descente dans Lyon qui fait mal. D’ailleurs Nico a mal aux genoux, et du coup ne peut plus trop courir. Et moi j’ai mal à la cheville, donc je ne plus non plus courir sur chemins instables. Et très mal aux fessiers, je ne sais pas pourquoi en courant j’ai toujours mal.

 

Arrivée sur les quais, verglacés. En plus il faut longer le fleuve et faire une sorte d’aller-retour, c’est loooooooooong ! Ca me rappelle l’écotrail où on longe les quais à la fin. Un mec nous annonce qu’il reste 2km. J’espérais 500m … Le stade apparaît enfin, un panneau 100m, 75m, 50m… et enfin l’arche d’arrivée. 10h59 sur la montre, et ensemble. C’est autre chose de courir à deux, c’est carrément mieux.

J’entends « Stéééééééph », et je vois Eric, Julien et Alexandre sur les gradins. Ils ont dû arriver depuis longtemps ! Ce qu’ils me confirment après. Ils sont trop forts. J’espère que Greg et Laurent ont pu arriver avec leur train qu’ils ont pris tard (je les vois après donc oui ils ont eu le temps d’être là au départ, mais c’était speed !).

 

Le tee-shirt finisher Nike, rose pour les filles, et en plus taille XS J

Par contre, toujours pareil j’ai faim mais pas envie de manger. Je prends 3 petits pains et du pain d’épices que je mange quelque temps plus tard.

On tente le stand osthéo/kiné, mais c’est trop juste par rapport au train. Finalement on aurait eu le temps, on était assez tôt à la gare.

 


 

Résultats

10h59mn43s, soit 6.2 km/h

3149ème au général sur 3991 arrivants, soit 79%

87ème SEF sur 129 arrivantes, soit 67%

3991 arrivants sur 4790 au départ, soit 14% d’abandon

 

 

Temps passage

Distance totale

Vitesse totale

Vitesse entre ravitos

St Christo

1h59m28

15 km

7,5 km/h

7,5 km/h

Moreau

2h59m29

22 km

7,4 km/h

7,0 km/h

Ste Catherine

4h00m41

27 km

6,7 km/h

4,9 km/h

St Genoux

5h46m59

36 km

6,2 km/h

5,1 km/h

Soucieu

7h01m52

45 km

6,4 km/h

7,2 km/h

beaunant

9h09m43

56 km

6,1 km/h

5,2 km/h

Entrée de Lyon

10h03m47

61 km

6,1 km/h

5,5 km/h

Lyon

10h59m43

68 km

6,2 km/h

7,5 km/h

 

 

 

 

Si c’était à refaire :

-         prendre ma bouffe pour le samedi soir

-         prendre un grand sac à dos et pas un sac en bandoulière pour les bagages (c’est lourd à porter !)

-         arriver un peu plus tôt samedi pour moins faire la queue aux dossards

-         prendre des médocs pour le ventre et la tête

-         ne pas la refaire !!!

 

 

Le lendemain

Pas trop mal aux jambes, mais mal aux bras !!! A cause des descentes en araignée. Je pense que l’entraînement a beaucoup aidé à la récup, comparé à l’écotrail où le lendemain je ne pouvais plus marcher. Un grand merci à mon coach J

Pas trop fatiguée non plus. J’ai dû bien récupérer pendant la nuit de dimanche.


 

Matériel

Sur moi :

-         cascadia

-         mini-guêtres Raidlight

-         chaussettes D4 de rando

-         collant Kalenji Isolate Athletic

-         sous-vêtements ML Odlo x-warm

-         tee-shirt ML Kalenji Isolate Athletic

-         Buff

-         Bandeau

-         Frontale Myo XP de Gilles avec piles rechargeables

-         gants

 

Dans le sac

-         Photo de Papa

-         6 gels Punch Power

-         0.5L d’eau

-         Veste Gore-Tex Arc’teryx

-         Strap, ciseau

-         Pastilles Drill pour la gorge

-         Frontale Tikka Xp²

-         Labello

-         Feuille avec temps de passage et profil du parcours

-         3 paires de chaussettes : Sealskinz + 2 run 800

-         Sous-gants

-         Moufles

-         Téléphone

-         Montre (je ne l’ai même pas regardée, Nico me donnait l’heure)

-         5 chaufferettes

-         Couverture de survie

-         Gobelet

-         Sacs plastiques (pour me recouvrir les pieds s’ils sont trempés)



16/12/2010
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