UASG ATHLETISME

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CR 1ère boucle Origole par Alexandre S le 5/12/09

Bonjour,

Voici un petit CR de la première boucle de l'Origole :

Il est 20h, j’arrive au gymnase du Perray en Yvelines qui sert de PC à la course. Les trois boucles qui se succèdent sur le grand trail (75kms) partent et reviennent au gymnase. Le petit trail sur lequel je suis inscrit se fait sur la première boucle et compte entre 28 et 30 kms. 29,4 sera la distance donnée par « l’appareil électronique » de François.

Le départ est à 22h sur la place de la mairie. J’ai donc deux heures à passer pour prendre le temps d’entrer dans la course. J’apprécie ces moments de préparation pour ce qui sera mon premier vrai trail de nuit. Alors que je viens de lire précisément le détail des trois boucles sur le plan qui est proposé, passées les formalités (papiers d’identité, contrôle du sac), le gymnase s’est bien rempli et je me dis que c’est mieux d’être arrivé avec deux heures d’avance car la file d’attente est longue pour le contrôle du sac (couverture survie, sifflet, sac a dos, brassard fluo, réserve alimentaire) : une bonne séance de « raoutage » pour commencer. Et puis tout d’un coup, je regarde autours de moi : comment trouver les trois compagnons UASG qui doivent être là, quelque part ?  Je ne connais ni François, ni Laurent, ni Vincent, même pas de vue. Alors je suis parti repérer leur numéro de dossard sur la liste des inscrits et hop, le tour est joué je trouve vite les dossards 547, 546 assis par terre.

On décide de faire la course ensemble et d’accompagner Vincent qui part, lui, pour les trois boucles. Laurent, François et moi même sommes sur le petit trail.

22h. C’est le départ, il fait très doux pour une soirée de décembre et il y a pas mal de vent. 3, 2 , 1 top c’est parti. La foule s’élance dans la rue principale du Perray (500 participants). Laurent clignote de mille feux. Je fais les premiers kms en tête de notre petit groupe, on s’attend et bientôt, c’est l’entrée dans la foret sur un chemin étroit . Les sept premiers kms sont plutôt roulants avec la traversée des étangs de Hollande. Les sentes deviennent de plus en plus étroites voire il n’y a plus de sente du tout. Juste la trace faite par les 200 coureurs dvant nous. On est au milieu des bois, les uns derrière les autres dans un tout petit chemin qui semble avoir été créé rien que pour l’Origole.

La première série de difficultés commence au km 7 ou 8 après pour notre petit groupe 1h de course. Une série de 5 ou 6 montées et descentes du genre bien raides. C’est dans une descente que je prends un peu d’avance. Ces descentes me rappellent mes randos en montagne, j’en profite pour faire un peu de « ramasse » dans la boue. Je me sens bien en pensant à manger et boire régulièrement. Je continue mon chemin seul en me disant que les autres vont me rattraper tout en maintenant mon rythme. Je ne reverrai le trio Laurent, François et Vincent qu’à l’arrivée.

Maintenant, je ne fais plus du tout attention à l’eau, la boue, les chaussures sont trempées. Le collant est plein de boue jusqu’aux genous. J’arrive dans le parc d’un château dont je ne connais pas le nom et après avoir été pris en photo par des bénévoles (courageux d’être là), et rejoint finalement une petite route bitumée. J’en profite pour faire une revue de sac et transfert quelques barres du sac vers la ceinture. Tout va pour le mieux. Je n’ai pas froid (depuis le départ, on a le vent dans le dos …), je me sens bien et je profite pleinement de cette randonnée nocturne. Après une longue montée sur la route ou l’on passe même quelques maisons, des chiens aboient, on entre à nouveau dans la foret. Apres 2 heures de course, c’est la seconde série de difficultés avec un enchainement de 5 à 6 montées et descentes encore plus raides et longues que la série précédente. Je double quelques coureurs et tout d’un coup je me retrouve seul à faire la trace. C’est la première fois depuis le début que je suis vraiment seul. Du coup je me concentre sur le balisage, impossible de la rater. Tout d’un coup, je sens de l’eau couler sur mes fesses et sur mes jambes. Je comprends rapidement que le sac fuit. Je vérifie et constate la fuite. Je décide presque instantanément de boire toute l’eau plutôt que de la perdre soit 1 litre au moins. Pendant ce temps, les montées et descentes continuent de s’enchainer. J’ai un peu d’appréhension à l’idée de ne plus avoir une goute d’eau dans le sac et puis je me dis que j’ai tout bu donc que je ne devrai pas être plus déshydraté que si j’avais bu l’eau régulièrement. J’ai les fesses trempées et le haut des jambes également. Du coup un peu froid car c’est le moment ou l’on commence à revenir et prendre le vent dans le nez. Cela fait presque 3h que je suis partis et je n’ai aucune idée de la distance qui reste à parcourir. Je garde en tête le temps du maître (Alias Laurent T) qui l’année passé a fait 3h13 … et je me dit que je suis encore bien loin de l’arrivée.

C’est la fin de la dénivelée, on a dû faire les 660m D+ annoncés. Le retour est une sente au milieu de la foret. Je me sens bien et rattrape de nombreux coureurs qui marchent. Je n’ai pas soif. On passe des rigoles avec de la boue, de l’eau. J’en remonte une à quatre pattes, glisse au font, repars, re-glisse presque aussitôt entrainé par un autre concurrent qui glisse déjà … un bon bain de boue …. Et s’est reparti. Je reprends mon rythme en courant. Cela dure 45 minutes. Je suis content de doubler tout ces coureurs et devient impatient de voir l’arrivée. Je tablais sur 3h30 puis après sur 4h. Après avoir repassé les Etangs de Hollande, on rentre par un chemin « a découvert » avec un fort vent dans le nez. C’est dur a ce moment la. La ligne droite sur 3 bons kms est interminable avec les lumières du Perray au loin. Le chemin est mauvais, plein de trou, de flaques d’eau. Je cherche l’herbe, tombe dans un trou (chaussures trempées). Avec ce vent qui souffle fort. Les lucioles se rapprochent doucement, trop doucement. Je me retourne, il y a des lampes partout. C’est super sympa. Encore un chemin boueux le long de la N10 puis c’est le passage dans un petit tunnel sous la N10. Arrive le bitume puis c’est l’arrivée au Perray. Je termine (assez vite pour moi) et rentre au gymnase sous les applaudissements des spectateurs. En arrivant, je me jette sur un verre d’eau et j’ai une pensée pour ceux qui devront repartir sur la seconde boucle (encore plus compliquée que la première avec ces 24 kms et 1100m D+

C’est une belle réussite pour moi, je suis content et j’ai mis 4h10 pour parcourir les 29,4 kms. Je me restore au buffet en attendant François, Laurent et Vincent qui arrivent groupés quelques minutes après.

Vincent repartira sur la seconde boucle. J’ai le sentiment que j’aurai pu continuer un peu mais une fois rentré au gymnase, on se dit que l’on est bien au chaud. Il faut un bon moral pour repartir.

Alexandre.


09/12/2009
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