UASG ATHLETISME

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CR Eco Trail le 26/03/11 par Stéphanie

Ecotrail de Paris 83km – 26/03/2011

L'écotrail de Paris, mon tout premier trail en 2010 ! Je m'étais dit « plus jamais » et pourtant je me suis réinscrite cette année. Mais cette fois, je me suis préparée, et j'étais curieuse de voir les impacts de l'entraînement. Greg m'avait fait un super plan (merci Greg !), que j'ai à peu près suivi. VMA+PPG+côtes+sortie longue (course ou rando). En prépa, j'ai fait l'Ice Trail et Pierrefonds avec les Kikour et Kissmar, génial ! On avait prévu de courir ensemble, de bonnes rigolades en perspectives. De très bons souvenirs de cette prépa, la VMA avec les filles, le Mont Galérien avec Philippe ou Eric, la sortie longue du dimanche, et tous les emails …

La dernière semaine arrive, le stress monte. Côté matos, pour moi c'est OK, je me calque sur l'an dernier. Pas de charge inutile, juste le strict nécessaire :

Un dernier footing de 45 mardi, une rando de 25km jeudi, et gavage de pâtes/riz les 3 derniers jours. Je crois que je n'ai jamais autant mangé ! Je suis très stressée, je ne sais pas pourquoi.

 

Jour J

Réveillée naturellement à 7h30, je prends un bon petit déj, un gâteau sport maison et un Forticrème au café. C'était peut-être un peu trop, j'avais le ventre trop plein pendant la course. RDV pour le RER de 10h06 avec Steffi. Le RER est plein de coureurs, ça donne le ton. On est toutes deux stressées. Surtout qu'elle a été blessée, j'espère qu'elle finira.

On arrive à St-Quentin, on fait la queue pour la nevette, et on arrive enfin à la base de loisirs. Sur place, on retrouve Aurélien, puis Philippe et son beau-frère, Fred et Laurent T., vautrés au soleil ! On termine de s'habiller, de se NOKer et on est fin prêts. Leur système de puce n'est pas du tout pratique, c'est la galère pour mettre les guêtres. En plus, je me rend compte que les miennes sont cassées : le système de serrage ne fonctionne plus. Je bidouille des nœuds, ça tient, ouf ! On aperçoit des ballons rouges et blancs, c'est Eric, Matthieu et Laurent. Il est trop beau Eric avce ses ballons ! Super idée, pratique pour se retrouver.

12h15, il est l'heure d'aller déposer nos sacs verts et de se placer au départ. Dernières embrassades et encouragements, et c'est le départ …

Beaucoup de monde au départ, ça bouchonne un peu. En plus le terrain est bosselé, pas très pratique pour courir. On se perd vite. Eric, Laurent T.et Aurélien sont partis devant. On reste avec Matthieu, Steffie et Laurent, mais on a perdu le coach. Sur la première partie, rien d'extraordinaire, c'est très roulant, juste quelques petites montées et quelques ralentissements. Il fait chaud. On avance bien, on doit être dans les 9-10km/h. Dans mon camel, j'avais mis de la poudre Punch Power à la goyave, mais 1 sachet dilué dans 1L (alors qu'ils conseillent de le diluer dans 1/2L). Le goût est bon, pas trop sucré, je le supporte bien.

Km22, 1er ravito, 2h19 de course

On reste beaucoup de temps au ravito, je pense 15mn. Le temps de remplir le camel pour les 34km en autonomie qui nous attendent, d'y verser mon mélange malto+fructose (cette fois 100g pour 2L pour éviter l'écoeurement), de manger une banane, de passer aux toilettes, de s'attendre. Mais finalement coach était parti devant nous ! On repart, et la première vraie montée nous attend. Ca grimpe sec ! Là, je ne suis qu'avec Steffie, Matthieu nous a distancées. Mais je perds Steffie juste après la gare de Petit-Jouy. Elle avait mal à son tendon, du coup je suis partie. Quelque temps après, je retrouve Matthieu. Ouf, je ne suis pas toute seule. Puis on rattape le coach. Cette longue 2ème partie est assez dure, ça monte beaucoup. Et 34km en autonomie, ce n'est pas évident. Mais je me dis que c'est comme si je faisais une rando au niveau distance. On arrive à la moitié, donc au km41 en 4h45. Donc si on continue comme ça, on peut terminer en 10h. Le rêve !!! Mais on sait très bien que notre rythme va ralentir, on commence déjà à avoir mal. Perso, j'ai eu très vite mal aux fessiers, comme d'hab' ! Sinon ça va, les jambes lourdes et une fatigue générale, mais je cours encore. Je suis curieuse de voir jusqu'où je vais courir. L'an dernier, j'avais dû courir les 3à premiers km et marcher après et je galérais. Donc déjà là je suis beaucoup mieux. Les mecs commencent à fatiguer, et moins ça me fait mal de courir en-dessous de mon rythme, alors je les abandonne, vers le km44. Donc je me retrouve seule. Je passe dans l'observatoire de Meudon, c'est beau, on a une belle vue sur tout Paris. Mais pas le temps de s'extasier ! Certains ont trouvé une fontaine et remplissent leur camel. A noter pour l'an prochain !

Km48, point de contrôle, 5h49 de course

Vérification de la couverture de survie, du brassard et de la frontale. C'est bon, j'ai tout, je peux repartir. On re-rentre dans la forêt, et là catastrophe, une énorme averse ! Allez, ça recommence comme l'an dernier, pff, j'aime pas ça. Mais tant pis, il faut continuer. Je ne m'arrête pas mettre ma veste, je reste en tee-shirt, comme l'an dernier ! Après tout, il ne fait pas froid. Oufn ça s'arrête. Pour recommencer 10mn après, GRRR ! Et ça s'arrête vraiment. Je suis toute seule, enfin disons que je ne connais pas les gens autour de moi, mais bizarrement je suis bien. Je ne sais pas à quoi je pense, à rien, à ma course, je suis dans ma bulle. Je n'ai pas mal, je cours encore sans trop de problème. Pourvu que ça dure. Je croise un ami, qui normalement court très bien. J'étais très étonnée de le doubler, pour moi c'est motivant. Et il me dit « oh là, tu me casses le moral ». Désolée ! Une grande ligne droite, et on nous annonce le ravito au bout de cette ligne droite. Waouh, génial ! Comme je n'ai pas de GPS, je ne sais pas où j'en suis. Et à la limite, je préfère ne pas savoir, sinon je pense que ça me démoraliserai.

Km56, 2ème ravito, 6h40 de course

Je regarde mon camel, il me reste assez d'eau. Ce qui veut dire que sur les 34km, j'ai dû boire juste 1L, c'est pas bien ! Donc je ne le remplis pas. Je mange juse une banane et 2 Tuc et je repars. Je ne suis restée que 3mn. A la sortie du ravito, j'entends quelqu'un qui m'appelle par mon prénom. Je me retourne et je crois reconnaître Eric. Mais ce n'est pas possible, ça ne peut pas être lui, il doit être bien loin devant. Et si, c'est bien lui. Je suis contente, ça me motive. Du coup, on repart ensemble, on a dû courir 1h ensemble, un vrai plaisir, merci Eric J Mais il marche trèèèès vite en montée, et au bout d'un moment je n'ai pas pu suivre. Et comme il faisait nuit, on s'est perdu. Moi qui rêvait de finir l'éco à deux, là je m'étais prise à espérer finir avec Eric, c'est raté. Dommage. Là, je commence à être très mal, la tête qui tourne, mal au ventre, mal aux fessiers. Du coup je ralentis beaucoup. Je marche même un peu dans le parc de St-Cloud. J'ai peur de faire un malaise et de tomber, parce qu'alors si quelqu'un me ramasse et appelle les secours, je devrais arrêter, alors que je sais que je peux continuer. Je bois, je prends des Tuc, mais rien n'y fait. Je me remets quand même à courir, mais ça devient de plus en plus dur.

Km73, 3ème ravito, 8h46 de course

Oh, le ravito, trop bien, je ne pensais pas y être déjà. Je pensais que ça allait être très long de traverser le parc. Je regarde mon camel, toujours assez d'eau, aïe, ça veut dire que je ne bois vraiment pas assez. Mais ce goût sucré, j'en peux plus. Alors je bois de l'eau, mange une banane et 2 Tuc, et je repars. Je ne m'arrête pas. Je suis encore seule. Ca descent, alors je peux recourir. Bizarrement je me sens mieux. Et là miracle, je croise Fred et Bruno. Je ne les ai pas reconnus. Bruno venait au devant de Fred, ils se sont trouvés inextremis. Et Fred me dit « Stéphanie, coucou c'est Fred ». Je ne l'avais pas reconnus, et comme il y a mon nom sur le dossard, les gens sur le bord de la route m'appelaient aussi par mon prénom, donc ça ne m'a pas choquée qu'il connaisse mon prénom. Et il insiste, « tu me reconnais, c'est Fred ». « Aaaaaaaaaaaah oui, Fred ! ». Super, je ne suis plus toute seule, et avec un peu de chance on va finir ensemble. Mon rêve, finir à deux. Bruno nous accompagne un moment, puis repart à la rencontre de Matthieu. Super sympa d'être venu, merci Bruno. Avec Fred, on décide de finir ensemble, et de s'attendre si l'un de nous veut ralentir. On descend au niveau de la gare de St-Cloud, on longe les quais, on traverse le parc d'Issy les Moulineaux, on traverse le périph, les quais … Je suis complètement shootée, ailleurs, Fred me parle mais j'entends à peine, je crois que je ne réponds même pas.Je suis complètement dans ma bulle, à moitié dans les vapes ! La Tour Eiffel brille, il est 22h. France Télévision, le parc André Citroën, Javel, l'allée des cygnes, Bir Hakeim, Pont D'iéna, et le parviiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis.

Km83, l'arrivée, 10h03 de course en bas, 10h07 en haut

La foule en délire, c'est magique. Je vois Eric, qui m'encourage, trop sympa, ça me fait trop plaisir de le revoir. On passe entre la foule qui crie, qui nous applaudit, qui nous encourage par nos prénoms. Oh là là, c'est magique, inexplicable, un immense bonheur. On sent qu'on a fait quelque chose de bien, qu'on a réalisé un exploit. Je vois JP et Nico qui sont venus m'attendre, je récupère un appareil photo pour immortaliser ma montée. Ca me fait trop plaisir qu'ils soient venus me voir. Allez, la fin est proche, les derniers efforts, les marches. Et ça y est, on y est, les dernières marches, la banderole, l'arrivée. En plus avec Fred, c'est magique. Un moment inoubliable. Heureusement qu'il était là, sinon j'aurais marché à la fin. Et en plus j'ai quelqu'un à prendre dans mes bras en haut de la Tour Eiffel, oh comme c'est bien. J'en rêvais. Et cerise sur le gâteau, en 10h07 !!! Alors que j'avais prévu 11h. Du coup j'ai gagné 2h10 par rapport à l'an dernier, sachant que là il y avait 3km de plus. On récupère nos tee-shirts et on redesend, on ne s'attarde pas en haut. Je retrouve JP et Nico, Fred part retrouver sa famille, et je vais sous le chapiteau pour manger. Je n'ai pas faim, mais je sais qu'il faut que je mange. Je n'ai mangé que 10 Tuc+3 bananes+100g de malto soit 700kcal par rapport à mes 4000 dépensées … Et en plus je dois être déshydratée. Je me force à manger, du pain, du jambon et des fruits. Sous le chapiteau, je vois Laurent T., que je ne peux m'empêcher de prendre dans mes bras. Un grand moment d'affection, ça m'a fait trop plaisir. Il a mis 8h45, waouh, impressionnant. Puis arrive Matthieu, en 10h36. Il a abandonné le coach qui finira en 11h27. Matthieu mange avec moi, et c'est la fin, on repart chacun de son côté. Steffie a également terminé malgré sa blessure, je suis épatée.

 

Bilan

L'entraînement a porté ses fruits, j'ai pu courir les 83km sans trop de problème. A J+1, je n'ai que quelques douleurs, mais rien de méchant. Une super ambiance au début avec le groupe UASG, un réel bonheur de courir avec des gens que j'apprécie, finir à deux … Un seul regret, ne pas avoir pu courir plus longtemps avec Matthieu et Philippe.

Un grand merci à tous ceux qui m'on encouragée et à ceux qui ont couru avec moi, et bravo à tous ceux qui ont couru.

 

Voici le CR de Christophe : ici.

Résultats

-         Temps = 10h07mn38s

-         Vitesse moyenne = 8,2km/h

-         Classement SEF = 12° sur 48 (1er quart)

-         Classement scratch = 467 sur 1891 (1er quart)

Temps de passage



13/04/2011
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